mercredi 29 juillet 2015

Paula Hawkins, La fille du train

Et me voilà à mon troisième polar de juillet ! 
Je vais de belles surprises en bonheurs successifs ! Pour oublier ce vilain temps.
"La fille du train" est un premier roman - et oui, encore un talent qui apparaît ! - et quel talent !
Outre son suspense parfaitement mené, les trois figures féminines sont impressionnantes. En particulier Rachel, "la fille du train", terriblement humaine dans sa paranoïa, et si touchante malgré son côté bancal d'écorchée vive... 
Dans son enquête, est-elle fiable dans ce qu'elle rapporte, tant sa mémoire est alcoolisée, sa dépression et sa paranoïa profondes ?...
Et c'est ce doute permanent qui nous fait irrésistiblement tourner les pages. Lecture addictive qui vous rend totalement asociale tant que vous n'êtes pas allé jusqu'à la fin...
Nadette R.

Bruno M, Il est très difficile d'attraper un chat dans une pièce sombre, surtout s'il n'y est pas.


Ah, mais quelle écriture, quel style, quelle élégance, quels personnages !
Digne fils de son père Michel Audiard, Bruno M écrit là un polar "à l'ancienne", jouissif et terriblement captivant...
J'ai jubilé à la lecture de l'intrigue tordue, me suis délectée, parce que tout le roman baigne dans un acide caustique merveilleusement jouissif, dans un humour vache, dans une atmosphère poisseuse dont on croit sortir (très jolies pages sur Carteret) mais, mais...
Faut r'connaître... c'est du brutal, du vicieux, et les gentils sont rares...
Roman à consommer par temps caniculaire ou sous la pluie !... Régal assuré !
Nadette R.

lundi 13 juillet 2015

Arlidge M. J., Am Stram Gram

Le commandant Helen Grace et son équipe doivent arrêter un tueur particulièrement cruel qui se délecte à transformer des innocents en meurtriers. Pour chacun de ses crimes, il organise une mise en scène dans laquelle ses proies, torturées par la peur, la faim et la soif, n’ont d’autre moyen pour s’en sortir que de tuer.
Difficile de garder la tête froide, d’avoir un libre arbitre et de rentrer en résistance dans de pareilles conditions... Séquestrés, déshydratés, morts de faim, ils n'ont qu’une seule issue échappatoire, tuer pour survivre... Vivre ou se sentir coupable à vie, que fait-on ?.... Là réside le point fort du livre, car chaque protagoniste n’a pas la même façon de digérer, d’interpréter les faits et de réagir.
Un sacré bon page-turner à découvrir de toute urgence…

Un premier roman. Un auteur à suivre assurément.
Nadette R.

vendredi 3 juillet 2015

Avec l'été, nouveaux romans et bonheur en perspective !

L'été est là, chaud (!...) et sympathique ! (mais oui, heureusement !).
Pour l'accueillir, l'accompagner, le célébrer, quantité de nouveaux romans vous attendent sur nos rayons ! Quatre-vingt seize ! Mais oui, que du bonheur !
Ils vous attendent fébrilement et seront heureux d'être entre vos mains et sous vos yeux amoureux...
Comme d'habitude, le choix est varié, et chacun devrait y trouver son bonheur !...
N'hésitez surtout pas, lorsque vous êtes "pris d'amour" à nous en faire part pour que le blog s'enrichisse de vos "coups de coeur", comme l'ont déjà fait certains lecteurs que nous remercions encore...

lundi 29 juin 2015

Fred Vargas, L'homme aux cercles bleus

Fred Vargas au mieux de sa forme dans ce roman où apparaît pour la première fois Adamsberg.
Ecriture éblouissante, personnages déjantés, intrigue des cercles bleus qui apparaissent partout, et posent progressivement de graves questions quand, du trombone au coton tige, les objets déposés au centre des cercles, deviennent des cadavres humains.
L'écriture de Fred Vargas est un vrai régal, elle nous promène entre humour, poésie et ambiances macabres, créant des personnages improbables (mais combien attachants) qui transforment des faits banals, des intrigues classiques en évènements hors du commun.
Pur  et grand bonheur de lecture. 
Nadette R.

dimanche 7 juin 2015

Émile Zola, Thérèse Raquin


Emile Zola, Thérèse Raquin


Comme beaucoup j’ai lu dans mon adolescence « Germinal », « L’Assommoir », « Nana », pour satisfaire à des sollicitations scolaires.
Maintenant, beaucoup plus âgé, j‘ai redécouvert récemment Emile Zola (1840-1902) au travers de son premier roman, écrit à 27 ans, Thérèse Raquin (1867)..
Intérêt immédiat pour cette description précise, crue, noire, de la comédie humaine.
Les sept péchés capitaux dans ce 19ème siècle de convenances borgeoises, mais aussi de misère sociale, de révolutions populaires et industrielles.
M’accompagnant dans ma lecture, j'avais dans l'oreille, tel un phrasé musical, la voix du comédien Philippe Torreton, et devant les yeux, comme un décor, des tableaux de Manet, de Delacroix er de Toulouse-Lautrec.


Coup de cœur d’Hervé Serouart.

mercredi 22 avril 2015

Michel Bussi, Nymphéas noirs


"Nymphéas noirs "
c’est avant tout Giverny et son charme envoûtant, c’est aussi la vie de trois femmes enfermées dans le labyrinthe temporel et matériel de leur passion amoureuse et de leurs secrets. Vont-elles se retrouver ?
L’intrigue policière forme l’architecture de ce dédale aux multiples entrées dont l’une d’elles est réservée au lecteur très peu intéressé par le polar.
Passionnante mise en bouche pour découvrir ou redécouvrir l’univers de Claude Monnet.
Hervé Sérouart